LA SALLUVIENNE
Recenser, sauvegarder et communiquer sur le patrimoine de notre village
En 1596, le parlement de Provence décrète la destruction du château de la Quilho, qui ne sera effective qu' en 1628. La longévité exceptionnelle du château et de son centre villageois jusqu' au début du 17 eme siècle, explique qu' aucun bourg ne se soit former en plaine. Sa position centrale dans le terroir, son réseau de chemins desservant les principaux axes de communications avec les villes voisines, la sécurité qu' il offrait ainsi que les sources disponibles, pourraient expliquer cette situation. L' abandon du village suite à la destruction du château se fait apparemment rapidement. Les guerres de religions prenant fins, la sécurité étant revenue, les habitants se sont alors dispersés sur le terroir, et ont fondés de nombreux hameaux comme, Les Thérics, les Gais, les Danjauds, Eglise- vieille, les Gilles, la Ferratiere et les Viaux.
- A - LES VIAUX (1) : création de la première '' maison commune (2) '' de notre village
Différents documents trouvés aux archives du P.S.R, attestent d' une concentration de maisons au Viaux, mais aussi d' une forge, d' une boucherie ( abattoir et échoppe ), maison commune, ainsi que d' une école, ce que nous verrons plus loin.
Le 06 avril 1636, un document nous précise que le sieur Marc Rolland maitre maçon de sont état, en présence des sieurs François de Beaumont écuyer d' Aix et Honoré Vaugier Consul du présent lieu du P.S.R et Honoré Eyguesier se sont réunis au bâtiment de la communauté situé au Viaux, afin que le sieur Rolland procède à la réparation des bâtiments de la forge et de la boucherie sis au Viaux.
Le 31 octobre 1696, Jean-Baptiste Feraud maire et consul du P.S.R, en la maison commune des Viaux, loue au sieur Noel Richaud ( maréchal a forge ) la forge des Viaux.
1720, la peste va de nouveau sévir et faire des ravages au P.S.R, une nouvelle épidémie se développe.
Le 11 aout 1720, une réunion se tint en la maison commune des Viaux où l' on décida d' imprimer en vu de la contagion 1000 billets de santé ( personne non contagieuse ) et d' établir une garde ( sanitaire ) composée d' un forain (3) et de six habitants, proche des logis de Madame la générale de Blanc , une autre garde a St Canadet , composée d' un forain et de deux habitants. On établit un homme au grand logis, et un autre à St Canadet, pour signer les billets de santé 61 morts seront dénombrés sur les différents terroirs durant cette épidémie de peste.
1725/1731 Les différentes réunions, durant la construction de l' Eglise du P.S.R , ont biens lieux en la maison commune des Viaux.
1791, création d' une école au Viaux, les archives nous précises que le tarif pour apprendre à lire s' élevait a 5 sols par mois, 10 sols pour apprendre à lire et écrire, et que le traitement du maitre s' élevait à 120 livres par an.
Le 07 avril 1806, le corps législatif donne autorisation au maire du P.S.R ( Bruno Roux ), de vendre aux enchères, la forge et la boucherie pour une mise à prix de 180 F et 300 F.
Le 20 février 1809, vente de la forge et de la boucherie, au sieur Mathieu Bonaventure PHILIP ( les bâtiments sont en ruines )
En 1813, le cadastre Napoléonien montre que les Viaux ont une densité d' habitations bien supérieure à la bourgade, et aux autres hameaux du terroir ( voir annexe )
- B - SYNTHESE : Aux vues de ces différents documents nous pouvons établir d' une part, que le centre décisionnel et administratif se trouvait bien aux Viaux, et d' autre part, faire une projection sur la durée d' utilisation de cette maison commune au Viaux : Création de la maison commune après 1628 ( date de la destruction du château, et de l' abandon du village ), mais pas plus tard que 1636, et sa disparition après 1791 (création de l' école au Viaux) mais pas plus tard que 1806, car les bâtiments sont certainement déjà en mauvais état.